Nuits des Champions : Samuel PEREAU récompensé

Publié le 07/01/2019

Lors de la cérémonie de la « Nuit des champions » Le président de la LFM obtient le prix du Coup de Cœur de la Presse.

Né le 6 octobre 1961 à Cayenne en Guyane, d’une famille martiniquaise du Lamentin.

A l’issue d’une scolarité normale, il poursuit ses études à l’université de Montpellier, puis l’Université de Paris VI, où il décroche son Diplôme de docteur en médecine, avant une spécialité de médecine d’urgence et de catastrophe, obtenue au Centre Hospitalier de Créteil.

De retour au pays en 1987, il intègre le Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France en qualité d’interne en médecine, puis médecin volontaire à l’aide technique (VAT), avant de finir son internat et devenir praticien hospitalier à titre provisoire, se destinant au confort d’une carrière de praticien et d’urgentiste toute tracée.
Mais, en 1991, il décide de changer sa situation de médecin et passe avec succès, le concours sur titre de capitaine de sapeurs-pompiers professionnels. Il suit dans la foulée un cursus de formation des officiers professionnels au sein de l’Ecole Nationale des Officiers Supérieurs à Paris et le voilà promu en 1992, Capitaine des Sapeurs-pompiers professionnels.
Il intègre alors le corps communal des sapeurs-pompiers de Fort-de-France situé à Rive Droite LEVASSOR en tant qu’adjoint au chef de corps puis de chef de corps en 1994.

Vite rattrapé par sa passion du football, il met gracieusement ses compétences médicales au service du club de sa commune, L’AIGLON du Lamentin en tant que médecin du club et accessoirement répond positivement aux sollicitations de la Ligue de Football, entre 1990 et 1995.
Il se partage dorénavant entre ses deux passions chargées toutes deux de don de soi, d’altruisme et d’humanisme.
En 1996, il est promu au grade de Commandant et assure simultanément la fonction de chef de corps et d’Inspecteur Départemental Adjoint auprès du Directeur Départemental des Services d’incendie et de Secours de la Martinique.
Le 10 novembre 2006, il est membre du groupe « Football 2000 » du président Alain RAPON dont la liste renverse avec fracas celle de l’ancien président Joseph UUSULET après 16 années à la tête du football martiniquais. Samuel PEREAU occupe pendant deux ans les fonctions de médecin fédéral de la ligue, et médecin préleveur dans la lutte contre le dopage, avant de remplacer, au pied levé, à la première vice-présidence de la ligue, Guy PHILEMONT MONTOUT, démissionnaire.

En raison des lourdes responsabilités professionnelles, littéraires et politiques du président Alain RAPON, Samuel PEREAU assure avec efficacité, discrétion et loyauté les nombreuses délégations qui lui sont données, sans pour autant négliger ses activités professionnelles.
Avec le transfert des sapeurs-pompiers vers le Service Départemental d’Incendie et de Secours en 2001, le voilà nommé Directeur Départemental Adjoint du SDIS de la Martinique. Une fonction qu’il occupe jusqu’à ce jour mais il convient de l’appeler « Mon Colonel » depuis 2017.

Son caractère tempéré, sa capacité à privilégier le dialogue et à toujours rechercher le consensus, quel que soit l’hostilité ambiante, seront reconnus des présidents de club qui lui renouvellent leur confiance en 2008 puis en 2012, puis en 2016, sur la base de projets toujours centrés sur la jeunesse, la lutte contre les incivilités, la formation des hommes, l’aide aux jeunes victimes des fléaux sociaux, une justice identique pour tous, l’ethnologie, l’intégration du football martiniquais dans son environnement caribéen. Au sein du conseil de ligue, on a coutume de dire qu’il lui vient une idée toutes les minutes et qu’il vous les fait partager à toutes heures du jour… mais également de la nuit.

Son CREDO, la règle des cinq « E » : ECOUTE – ETHIQUE – EQUITE – EGALITE et EXEMPLARITE
Des principes et des valeurs, sur lesquels il fonde en permanence, sa conduite, ses opinions, ses convictions et ses actions.
Ses dix années de présidence de la plus importante institution associative de l’île avec ses 12 000 licenciés et ses 2 millions de budget, ont marqué l’histoire par :
– la résorption du déficit structurel de la ligue de football après avoir frisé la liquidation et obtenu l’étalement du million de dettes essentiellement fiscales et sociales sur 10 années dont la dernière échéance sera payée en mars 2019
– l’intégration de la Martinique en avril 2013 à la CONCACAF en tant que full Member (membre effectif)
– la victoire de la Martinique à la coupe de l’Outre-mer
– la régulière qualification de la Martinique à la GOLD CUP lors des 3 dernières éditions
– l’ancrage du football martiniquais dans son histoire par l’appellation « Les Matinino »
– le développement du futsal, une nouvelle activité en pleine explosion après seulement deux ans
– l’émargement du football martiniquais aux fonds de développement de la FIFA avec la signature d’une convention LFM/FIFA/FFF en janvier 2018
– le rayonnement actuel des Matinino classé actuellement en 6ième position sur les 41 pays de la CONCACAF.

Mais rassurez-vous, il reste encore de l’énergie à l’homme pour mener de nouveaux combats, tel que :
– Celui de l’adhésion de la Martinique à la FIFA
– Celui de la modification des critères tout à faits discriminatoires appliqués aux clubs ultra marins en coupe de France,
– Celui de recherches innovantes envers les jeunes.
– L’application stricte des règlements Fédéraux pour les Ligues Ultramarines et la fin de pratiques discriminatoires par notre tutelle puisque « La République reconnaît aux populations des outre-mer le droit à l’égalité réelle au sein du peuple français. »

Un engagement associatif bénévole déjà reconnu par l’octroi de la médaille la jeunesse et sport en 2009 et par les autorités politiques du pays avec lesquels le dialogue est permanent, constructif et convivial.

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